French (Fr)English (United Kingdom)
Articles
Extraits du scénario du 15 juin 2009
 
A propos du casting… Par Laurence Wayser

 

Pour ce film sur le plaisir et le désir, nous recherchons acteurs/actrices de 20 à 40 ans professionnels ou amateurs qui acceptent de tourner des scènes avec des actes sexuels non simulés.


Nous voulons offrir à tous la possibilité de postuler pour les rôles principaux. Amateurs, professionnels venant du théâtre, du cinéma, de la mode, de quelque genre que ce soit ou illustres inconnus qui croient en leur talent. Mais nous ne cherchons ni des gymnastes, ni des obsédés sexuels, et ce n'est pas une star académie du porno.


Ce projet est un vrai film de cinéma et la force du cinéma passe par l'interprétation. Nous cherchons donc pour interpréter les personnages de notre histoire, de vrais comédiens capables de jouer des sentiments, de faire rire, pleurer, d'exciter, capables de faire passer des émotions auprès de spectateurs.

Le casting se passera en deux phases.


1/ La première phase ne concerne que la comédie, votre capacité à jouer. Nous n'avons pas besoin de vous voir nu/e, nous avons besoin de vous voir jouer.


Pour Paris, envoyer CV et Photos à mon intention à l'adresse ci-dessous.


Pour la province, envoyez nous des vidéos (sur n'importe quel support) ou nous vous verrons interpréter une scène, n'importe quelle scène. Classique ou moderne, issue d'un film ou de votre imagination, peu importe. Il faut que nous puissions y détecter vos capacités à jouer. Les vidéos que vous enverrez ne servent que pour le casting et aucune exploitation n'en sera faite.


2/ Si nous vous retenons, nous vous inviterons à venir passer un casting filmé à Paris en présence du Directeur de Casting et du Réalisateur. Nous vous emailerons au préalable une ou deux scènes que vous devrez jouer devant eux. Lors de cet essai, nous vous ferons passer des scènes des improvisations, et nous vous demanderons de faire une scène osée. Car évidemment, si vous vous présentez au Casting vous devez accepter de faire des scènes avec actes sexuels non simulés.

 

 


 
A propos du film... Pascal Judelewicz, le producteur

 

« Q » est un film dans la lignée de « L’EMPIRE DES SENS» , de « BEHIND THE GREEN DOOR », d’ « INTIMITE » où de « NINE SONGS ». C’est un film atypique et ambitieux, un film où nous montrerons tout, mais aussi et surtout, l’envie, le désir, le plaisir. C’est un film où les femmes ne seront pas des morceaux de chair explorés par une caméra chirurgicale, mais des personnages complexes, sophistiqués et à la recherche du vrai plaisir.

Grâce au talent d’un metteur en scène, véritable artiste et reconnu comme un formidable cinéaste, « Q » est un film où se rejoindront le plaisir de voir du sexe et le plaisir de voir du cinéma.

 

 


 
A propos du film… Laurent Bouhnik, le réalisateur

 

DÉSIR

Quelle subversion y a t’il à montrer ce que font près de 6 milliards d’individus le soir tombé ?

Le sexe est l’issue probable de toutes les plus belles histoires d’amour. Le sexe est le meilleur moyen d’exprimer cet amour à la personne aimée car enfin, le sexe n’est pas qu’une affaire de plaisir.

Pourquoi certaines femmes, certains hommes couchant avec des rencontres occasionnelles, m’ont avoué qu’il leur est arrivés, au moment crucial de l’orgasme, de se sentir tellement débordant d’amour qu’ils ont crié, hurlé, chuchoté à leur partenaire qu’ils l’aimaient ?

Cela voudrait dire que le partage du plaisir donne une incontrôlable envie d’aimer ? Mais pourquoi, dans la majorité des histoires d’amour, les années affaiblissent le désir entre deux personnes qui s’aiment et vivent ensemble ? La passion serait-elle volage ? Doit-on la réprouver pour cela ? Condamner l’amour à cause de son possible côté éphémère ?

D’ailleurs, y a t’il du désir avant de se sentir amoureux, ou bien est-ce le sentiment qui enflamme le corps ? L’amour est-il le plus efficace des aphrodisiaques ?. En fin de compte, n’y a t’il pas dans tous ces paradoxes une matière extraordinaire pour la création ?

Pourquoi les poètes, les peintres, les écrivains ont pu tremper leurs plumes et leur pinceaux pour décrire, montrer, examiner les corps dans tous leurs états, alors que le cinéma reste très pudibond sur le sujet, provoquant procès sur procès les rares fois où cela a été abordé ?

Le cinéma est il l'Art de la peur ?
PASSION

« Q » est avant tout un film d’amour, un film sur l’amour physique et la perception des sentiments. Pas n’importe quel amour. Cette émotion qui transporte deux personnes et les font chavirer jusqu’à vouloir se fondre, s’emmêler l’un et l’autre jusqu’à s’enchaîner de plaisir. C’est un film sur le désir de s’oublier avec la personne aimée, de se mêler à sa peau, sa sueur, ses humeurs, l’envie de se confondre avec le corps de l’être aimé, de vouloir à travers le plaisir ne faire plus qu’un.

« Q » est un film illustrant un partage idéal, une idée romantique de l’amour, mêlant la chair et le sentiment.

Et parce que je pense qu’il n’y a pas de passion sans sexe, parce qu’il y a un lien étroit entre le sentiment et le corps, où la manière d’exprimer son amour se retrouve dans les gestes de l’amour, dans l’attitude d’un corps par rapport à l’autre, parce qu’il n’y a rien de sale dans l’impudeur, parce qu’il peut y avoir de la beauté dans deux corps qui se cherchent, parce que j’aimerais saisir ces moments intenses où se révèlent l’être dans toute sa nudité, une forme d’honnêteté, parce que je pense trouver de la pureté là où d’autres ne voient que de l’obscénité, parce que mes personnages doivent s’offrir pour recevoir, parce qu’enfin je pense que tout Art ne peut se faire que dans la liberté, « Q » sera un film avant que d’être pornographique.
PROVOCATION

« Notre époque n’est peut-être pas encore mûre pour « entendre et pour « voir. Mais l’espoir justifié de voir venir la maturité est enraciné dans la nécessité. » Wassily Kandinsky

C’est peut-être le moment de crier fort pour se faire entendre.

Aujourd’hui, dans un monde où la plupart des médias étalent et vomissent tout ce qu’il y a de plus superficiel chez l’être humain, où le consommateur a évincé le citoyen, où le temps de pub a remplacé la réflexion, où la peur a plombé l’avenir, où la connaissance a fait place à l’information, où l’image est gangrené par le commerce, où l’être se plonge dans le néant, il est nécessaire de combattre l’apathie générale, le désir contre l’ennui, la vie face à la mort de l’esprit.

Ce siècle sera adulte ou un affreux mausolée.